SON HISTOIRE

  • 1927

    Un ciné-dancing dans le quartier
    de l’Épeule

    C’est en 1927 que Jean Deconinck, propriétaire du cinéma Le Fresnoy à Tourcoing, décide de créer le Colisée.
    Le succès du Fresnoy l’incite à proposer au fourmillant quartier de l’Epeule sa propre salle obscure.
    La conception du lieu est confiée aux Barbottin (père et fils), déjà artisans de l’Hospice de Barbieux (l’actuel Centre médical de Barbieux); le bâtiment « art déco » d’origine est tout en verticales, et impressionne par son chic (au rez-de-chaussée, une fontaine envoie un jet d’eau vers le plafond, en traversant le premier étage !).

    Rapidement, le Colisée devient un haut lieu de distraction de Roubaix et de la métropole...

    En 1943, suite au décès de son père, Henri Deconinck assure la gestion du bâtiment et assume la difficile mission de maintenir la continuité des projets artistiques tout en tenant compte des évolutions du goût du public.

  • 1951

    DEUXIÈME INAUGURATION : BROADWAY À ROUBAIX

    Plein de dynamisme, Henri Deconinck souhaite faire entrer de nouvelles disciplines au Colisée :
    concerts et spectacles musicaux.

    Pour restructurer et adapter le lieu à ces nouveaux objectifs, il fait appel à Lardillier :
    de la verticalité du bâtiment de base, l’architecte roubaisien étire les lignes, et les espaces sont revalorisés sur la longueur.
    La façade s’orne de néons, la capacité augmente et rythme bat son plein dans cette salle atypique, où l’on peut découvrir des films, des spectacles variés et toujours danser ! Ce Colisée « nouvelle mouture », inauguré avec le film Paris chante toujours, devient la plus grande salle de province, et la troisième salle de France (derrière le Gaumont Palace et le Grand Rex à Paris).

  • 1970

    LE CINÉMA S’EFFACE, LA VARIÉTÉ PREND
    DE L’AMPLEUR

    La crise nationale du cinéma – favorisée notamment par l’arrivée de la télévision – amène le Colisée à réfléchir sur son fonctionnement. Un virage s’amorce alors : des spectacles de variété sont programmés les soirs de relâche du cinéma.

    La salle peine néanmoins à maintenir un équilibre et Henri Deconink cherche des solutions qui permettraient de la conserver en l’état en réorganisant le projet artistique...

  • 28 JANVIER 1983

    TROISIÈME INAUGURATION !

    La décentralisation culturelle amène de nombreuses modifications dans le paysage culturel métropolitain, et le Colisée va en bénéficier. Les Ateliers lyriques sont créés à Tourcoing, tandis que le Ballet du Nord est fondé à Roubaix ; à la recherche d’un lieu idéal pour accueillir ce nouveau « pôle danse », les institutions portent leur attention sur Le Colisée. La Ville de Roubaix rachète alors le bâtiment et le redimensionne pour la création et la diffusion chorégraphiques (construction de la cage de scène et des studios de répétition, agrandissement du plateau etc.).

    Après ces importants travaux, la salle est ré-ouverte avec pour vocation de diffuser les plus grands spectacles de variété, notamment musicaux. C’est à cette époque que la salle est surnommée « l’Olympia du Nord », pour la similitude des spectacles que ces deux salles proposent et pour leur ressemblance frappante. L’entrée de la rue de l’Epeule est remplacée par l’escalier donnant sur le parvis et un parking est aménagé. Les grands noms de la chanson et du rock se succèdent alors sur la scène du Colisée : Jacques Brel, Barbara, Charles Trenet, Michel Sardou, Niagara, Julien Clerc, Johnny Hallyday, Georges Moustaki, Alain Souchon, Gilbert Bécaud, Charles Aznavour...

  • LES ANNÉES 90

    UNE TRANSITION NÉCESSAIRE

    Après la création du Zénith de Lille en 1994 et l’arrivée de l’Aéronef à Euralille en 1999, le Colisée doit se repositionner ; les grands artistes de variété ont en effet de nouvelles scènes sur lesquelles se produire et la salle de Roubaix est contrainte de se remettre en question. Le Ballet du Nord connait lui aussi une phase de transition.
    Les deux structures vont se repositionner et imaginer de nouveaux projets, et prendre petit à petit la direction artistique que nous connaissons aujourd’hui.

  • 2006

    UN PROJET AMBITIEUX ET ÉCLECTIQUE

    En 2006, la salle de spectacle change de statut juridique et acquiert ainsi une autonomie plus importante, qui lui permet de se lancer dans une toute nouvelle aventure. Un jeune directeur, Bertrand Millet, arrive à la tête de cette régie personnalisée, devenue en plus de quatre-vingt ans une véritable « institution » roubaisienne. La direction du Ballet du Nord (rebaptisé Centre Chorégraphique National Roubaix Nord-Pas de Calais) est confiée en 2004 à la chorégraphe Carolyn Carlson, et les collaborations entre les deux structures sont de plus en plus nombreuses et importantes.

    La colonne vertébrale de la nouvelle programmation est le théâtre : à l’affiche de la saison figurent les grands spectacles du moment. Mis en scène par des directeurs artistiques inventifs et exigeants, ces spectacles rassemblent le plus souvent des comédiens de grande notoriété, dont la réputation est fondée sur une virtuosité et une maîtrise artistique incontestée. Si le cœur du projet est essentiellement constitué de spectacles susceptibles de réunir une audience importante, l’un des objectifs est également de pouvoir faire découvrir au public les créations d’artistes moins médiatisés ou de compagnies locales. Les spectacles pour enfants et adolescents trouvent également leur place au cœur du nouveau projet, en représentations tout public ou en scolaire.