Le Colisée

Depuis presque 100 ans, le Colisée est le rendez-vous des émotions, du rire, de la musique, de la danse et du spectacle. Au cœur d’une architecture Art Déco la salle propose jusqu’à 1700 places dans une atmosphère intimiste, plus de 100 représentations par saison accueillant plus de 100 000 spectateurs.

Histoire

Le Colisée, en avance depuis 100 ans !

Du ciné-dancing des années folles aux grands rendez-vous culturels d’aujourd’hui, le Colisée c’est une histoire qui s’écrit depuis un siècle dans les cœurs des roubaisiens avec les grands artistes, les petites anecdotes et beaucoup d’émotions.

1927

Un ciné-dancing dans le quartier de l’épeule

C’est en 1927 que Jean Deconinck, propriétaire du cinéma Le Fresnoy à Tourcoing, décide de créer le Colisée. Le succès du Fresnoy l’incite à proposer au fourmillant quartier de l’Epeule sa propre salle obscure. La conception du lieu est confiée aux Barbottin (père et fils), déjà artisans de l’Hospice de Barbieux (l’actuel Centre médical de Barbieux); le bâtiment « art déco »  d’origine est tout en verticales, et impressionne par son chic (au rez-de-chaussée, une fontaine envoie un jet d’eau vers le plafond, en traversant le premier étage !).
Rapidement, le Colisée devient un haut lieu de distraction de Roubaix et de la métropole…

Un ciné-dancing dans le quartier de l’épeule
1943

La passion en héritage

Après le décès de son père, Henri Deconinck assure la gestion du bâtiment et assume la difficile mission de maintenir la continuité des projets artistiques tout en tenant compte des évolutions du goût du public.

La passion en héritage
1951

Broadway à Roubaix

Plein de dynamisme, Henri Deconinck souhaite faire entrer de nouvelles disciplines au Colisée : concerts et spectacles musicaux. Pour restructurer et adapter le lieu à ces nouveaux objectifs, il fait appel à Lardillier : de la verticalité du bâtiment de base, l'architecte roubaisien étire les lignes, et les espaces sont revalorisés sur la longueur. La façade s'orne de néons, la capacité augmente et le rythme bat son plein dans cette salle atypique, où l'on peut découvrir des films, des spectacles variés et toujours danser ! Ce Colisée " nouvelle mouture ", inauguré avec le film Paris chante toujours, devient la plus grande salle de province, et la troisième salle de France (derrière le Gaumont Palace et le Grand Rex à Paris).

Broadway à Roubaix
Les années 70

Au revoir le cinéma, bonjour la variété !

La crise nationale du cinéma – favorisée notamment par l’arrivée de la télévision – amène le Colisée à réfléchir sur son fonctionnement. Un virage s’amorce alors : des spectacles de variété sont programmés les soirs de relâche du cinéma.
La salle peine néanmoins à maintenir un équilibre et Henri Deconinck cherche des solutions qui permettraient de la conserver en l’état en réorganisant le projet artistique…

Au revoir le cinéma, bonjour la variété !
1983

Un nouveau départ

La décentralisation culturelle amène de nombreuses modifications dans le paysage culturel métropolitain, et le Colisée va en bénéficier. Les Ateliers lyriques sont créés à Tourcoing, tandis que le Ballet du Nord est fondé à Roubaix ; à la recherche d’un lieu idéal pour accueillir ce nouveau «  pôle danse » , les institutions portent leur attention sur Le Colisée. La Ville de Roubaix rachète alors le bâtiment et le redimensionne pour la création et la diffusion chorégraphiques (construction de la cage de scène et des studios de répétition, agrandissement du plateau etc.).

Après ces importants travaux, la salle est ré-ouverte avec pour vocation de diffuser les plus grands spectacles de variété, notamment musicaux. C’est à cette époque que la salle est surnommée « l’Olympia du Nord », pour la similitude des spectacles que ces deux salles proposent et pour leur ressemblance frappante. L’entrée de la rue de l’Epeule est remplacée par l’escalier donnant sur le parvis et un parking est aménagé. Les grands noms de la chanson et du rock se succèdent alors sur la scène du Colisée : Jacques Brel, Barbara, Charles Trenet, Michel Sardou, Niagara, Julien Clerc, Johnny Hallyday, Georges Moustaki, Alain Souchon, Gilbert Bécaud, Charles Aznavour…

Un nouveau départ
Les années 90

Une transition nécessaire

Après la création du Zénith de Lille en 1994 et l’arrivée de l’Aéronef à Euralille en 1999, le Colisée doit se repositionner ; les grands artistes de variété ont en effet de nouvelles scènes sur lesquelles se produire et la salle de Roubaix est contrainte de se remettre en question. Le Ballet du Nord connaît lui aussi une phase de transition. Les deux structures vont se repositionner et imaginer de nouveaux projets, et prendre petit à petit la direction artistique que nous connaissons aujourd’hui.

Une transition nécessaire
2006

Un projet ambitieux et éclectique

En 2006, la salle de spectacle change de statut juridique et accueille Bertrand Millet à sa tête. La direction du Ballet du Nord (rebaptisé Centre Chorégraphique National Roubaix Nord-Pas de Calais) est confiée en 2004 à la chorégraphe Carolyn Carlson. Les collaborations entre les deux structures sont de plus en plus nombreuses et importantes. La colonne vertébrale de la nouvelle programmation est le théâtre : à l’affiche de la saison figurent les grands spectacles du moment. Si le cœur du projet est essentiellement constitué de spectacles susceptibles de réunir une audience importante, l’un des objectifs est également de pouvoir faire découvrir au public les créations d’artistes moins médiatisés ou des petites pépites d’Avignon ou d’ailleurs.

Un projet ambitieux et éclectique
2020

Plus arty que jamais !

En 15 ans Roubaix a changé de visage, d’énergie et d’ambiance avec le Musée de la Piscine, La Manufacture, les ateliers de Créateurs et les nombreuses usines reconverties en fourmilières artistiques…
Le Colisée décide de s’inscrire dans ce dynamise culturel : les Ateliers RemyCo, en voisin de la salle s’invitent pour customiser les tables du Bar. Des résidents des Ateliers Jouret comme Jigé et Flouk succèdent à Kub – artiste roubaisien aussi - pour s’emparer de la communication visuelle renouvelée chaque saison.
Chaque année fin septembre, Le Colisée participe au festival #XU - Expériences Urbaines - organisé par la ville de Roubaix : Art, Sport et Danse sont les maîtres mots de ce temps fort. Marion Mottin, Mourad Merzouki, Brahim Bouchelaghem - pour ne citer qu’eux – se succèdent pour mener la danse sur la scène.
Un vent arty souffle sur le Colisée qui approche de son centième anniversaire avec une jeunesse intacte…

Plus arty que jamais !