
Créé en 1927, Le Colisée est un lieu atypique dans la métropole Lilloise. Son architecture exceptionnelle, son histoire riche et ses vastes dimensions lui confèrent un visage unique et lui permettent de proposer un projet original. A mi-chemin entre une scène « de découvertes » et un Zénith, cette salle en gradins peut accueillir 1700 personnes au maximum et offre une variété de spectacles telle que chacun peut y composer son programme culturel.
A 84 ans, Le Colisée a traversé les époques et vécu plusieurs existences avant de devenir la salle de spectacles que l’on connait aujourd’hui…
1927 : Un ciné-dancing dans le quartier de l’Epeule
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C’est en 1927 que Jean Deconinck, propriétaire du cinéma Le Fresnoy à Tourcoing, décide de créer Le Colisée. Le succès du Fresnoy l’incite à proposer au fourmillant quartier de l’Epeule sa propre salle obscure…
La conception du lieu est confiée aux Barbottin (père et fils), déjà artisans de l’Hospice de Barbieux à Roubaix (actuel Centre Médical de Barbieux). Le bâtiment « art déco » est tout en verticales, il impressionne par son chic : une fontaine au rez-de-chaussée envoie un jet d’eau vers le plafond, en traversant le premier étage !
Rapidement, Le Colisée devient un haut lieu de distraction et de rêve à Roubaix : c’est d’ailleurs dans ce grand ciné-dancing, le plus luxueux des « grands écrans » de la ville, que le premier film parlant a été projeté à Roubaix.
En 1943, suite au décès de son père, Henri Deconinck assure la gestion du bâtiment et assume la difficile mission de maintenir la continuité des projets artistiques tout en tenant compte des évolutions du goût du public. |
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1951, deuxième inauguration.
Broadway à Roubaix
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Plein de dynamisme, Henri Deconinck veut faire entrer de nouvelles disciplines au Colisée : concerts, spectacles musicaux,…
Pour restructurer et adapter le lieu à ces nouveaux objectifs, il fait appel à Lardillier, architecte roubaisien.
De la verticalité du bâtiment de base, Lardillier passe à l’horizontale : les lignes sont étirées et les espaces revalorisés sur la longueur. La façade s’orne de néons, la capacité augmente et le rythme bat son plein dans cette salle atypique, où l’on peut voir des films, des spectacles variés et toujours danser. De jeunes artistes font leurs débuts sur la scène du dancing : Sylvie Vartan, Nino Ferrer, Salvatore Adamo,…
Le Colisée « nouvelle mouture », inauguré avec le film Paris chante toujours, devient la plus grande salle de province, et troisième salle de France (derrière le Gaumont Palace et le Grand Rex à Paris). |
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1970 : Le cinéma s’efface, la variété prend de l’ampleur.
La crise nationale du cinéma - favorisée notamment par l’arrivée de la télévision – amène le Colisée à réfléchir sur son fonctionnement. Un virage s’amorce alors : des spectcales de variété sont programmés les soirs de relâche du cinéma.
La salle peine néanmoins à maintenir un équilibre et Henri Deconink cherche des solutions qui permettraient de la conserver en l’état en réorganisant le projet artistique. |
28 janvier 1983, troisième inauguration !
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La décentralisation culturelle amène de nombreuses modifications dans le paysage culturel métropolitain, dont le Colisée va bénéficier. Les ateliers Lyriques sont créés à Tourcoing, tandis que le Ballet du Nord est fondé à Roubaix. A la recherche d’un lieu idéal pour accueillir ce nouveau « pôle danse », les institutions portent leur attention sur Le Colisée…
La Ville de Roubaix rachète le bâtiment et le redimensionne pour la création et la diffusion chorégraphiques (construction de la cage de scène et des studios de répétition, agrandissement du plateau,…).
Après ces importants travaux, la salle est ré-ouverte avec pour vocation de diffuser les plus grands spectacles de variété, notamment musicaux. C’est à cette époque que la salle est surnommée «l’Olympia du Nord », pour la similitude des spectacles que ces deux salles proposent et pour leur ressemblance frappante.
Un parking est aménagé, l’entrée rue de l’Epeule est remplacée par l’escalier donnant sur le parvis, le « parvis du Colisée » s’insère dans le quartier de l’Epeule.
Les grands noms de la chanson et du rock se succèdent sur la scène du Colisée : Jacques Brel, Barbara, Charles Trenet, Michel Sardou, Niagara, Julien Clerc, Johnny Hallyday, Georges Moustaki, Alain Souchon, Gilbert Bécaud, Charles Aznavour,…
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Les années 90 : une transition nécessaire
Après la création du Zenith de Lille en 1994, l’arrivée de l’Aéronef à Euralille en 1999, Le Colisée doit se repositionner. Les grands artistes de variété on en effet de nouvelles scènes sur lesquelles se produire et la salle de Roubaix est contrainte de se remettre en question. Le Ballet du Nord connait lui aussi une phase de transition. Les deux structures vont se repositionner et imaginer de nouveaux projets, et prendre petit à petit la direction artistique que nous connaissons aujourd’hui.
> Le projet aujourd’hui